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Démarches administratives

Que faire en cas de discrimination ?

La discrimination vise à défavoriser une personne pour des motifs interdits par la loi. Par exemple l'origine, le sexe, l'âge, l'orientation sexuelle, les convictions politiques, philosophiques ou religieuses. La discrimination fondée sur un de ces motifs est sanctionnée par la loi pénale En tant que victime, vous pouvez demander à la justice de condamner l'auteur de la discrimination à une sanction pénale et à vous verser des dommages et intérêts.

Critères de discrimination

Toute distinction ou différence de traitement est interdite si elle est fondée sur l'un des motifs suivants :

  • Âge

  • Apparence physique

  • Caractéristiques génétiques

  • Domiciliation bancaire

  • État de santé

  • Grossesse

  • Handicap

  • Identité de genre

  • Langue parlée (capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français)

  • Lieu de résidence

  • Mœurs

  • Nom

  • Opinions philosophiques

  • Opinons politiques

  • Orientation sexuelle

  • Origine

  • Particulière vulnérabilité liée à la situation économique

  • Perte d'autonomie

  • Race prétendue, ethnie, nationalité  : appartenance ou non-appartenance

  • Religion : croyance ou appartenance ou non-appartenance

  • Sexe

  • Situation de famille

  • Syndicalisme

Formes de discrimination

La discrimination est directe lorsqu'elle est nettement visible, voire affichée ou revendiquée. Par exemple, si une annonce d'emploi refuse les femmes avec enfants.

La discrimination peut être indirecte lorsque des mesures apparemment neutres défavorisent, de fait, de façon importante, une catégorie de personnes. Par exemple, si une banque n'accepte que la carte d'identité française comme justificatif d'identité, ce qui discrimine les étrangers.

Domaines concernés

La discrimination peut porter par exemple, sur l'accès aux droits suivants :

  • Recrutement (particuliers)

  • Accès au logement (particuliers)

  • Éducation : conditions d'inscription, d'admission, d'évaluation

  • Accès aux services : boîte de nuit, restaurant, bâtiment public, crédit...

Que faire en cas d'urgence ?

Si vous êtes victime de discrimination et que votre situation nécessite une intervention urgente des forces de l'ordre, vous pouvez alerter la police ou la gendarmerie.

En cas d'urgence, et uniquement dans cette situation, il est possible d'alerter la police ou la gendarmerie par appel téléphonique, ou par SMS si vous êtes dans l'incapacité de parler.

Par téléphone

En cas d'urgence, lorsqu'une intervention rapide est nécessaire, vous devez appeler la police-secours.

Police secours - 17

Par téléphone

Composez le 17 en cas d'urgence concernant un accident de la route, un trouble à l'ordre public ou une infraction pénale. Une équipe de policiers ou de gendarmes se rendra sur les lieux.

Vous pouvez aussi composer le 112.

Si la situation ne relève pas d'une urgence, composez le numéro de votre commissariat ou de votre brigade de gendarmerie.

Par SMS

Vous pouvez aussi envoyer un SMS gratuitement au 114. Si vous ne pouvez pas parler (danger, handicap), vous communiquerez alors par écrit avec votre correspondant.

Numéro d'urgence européen - 112

112

Numéro d'urgence à utiliser pour un appel depuis un pays européen ou depuis un téléphone mobile

24h/24h et 7j/7

Appel gratuit

Par SMS

Si vous avez des difficultés à entendre ou parler, vous pouvez aussi envoyer un SMS au 114. Vous communiquerez alors par écrit avec votre correspondant.

Numéro d'urgence par SMS - 114

114

Par SMS

Accessible gratuitement 24h/24, 7 jours/7

Contacter la police ou la gendarmerie par messagerie instantanée

Si la discrimination est de nature sexuelle ou sexiste, vous pouvez dialoguer avec un personnel de police ou de gendarmerie.

Une messagerie instantanée (chat) vous permet de dialoguer avec un personnel de police ou de gendarmerie. À tout moment, l'historique de discussion pourra être effacé de votre ordinateur, téléphone portable ou tablette.

  • Signaler une discrimination - Téléservice
  • Saisir le Défenseur des droits

    Vous pouvez saisir le Défenseur des droits.

    En ligne

  • Saisir en ligne le Défenseur des droits - Téléservice
  • Sur place

    Vous pouvez prendre rendez-vous avec un délégué du Défenseur des droits.

    Délégué territorial du Défenseur des droits

    defenseur_droits

    Par courrier

    Défenseur des droits

    Délégué territorial du Défenseur des droits

    defenseur_droits

    La saisine du défenseur des droit peut aboutir à 3 solutions :

    • Une médiation : désigné par le Défenseur des droits, le médiateur entend les personnes concernées. La médiation ne peut excéder 3 mois renouvelable 1 fois

    • Une transaction : le Défenseur des droits propose à l'auteur des faits une ou plusieurs sanctions (versement d'une amende, indemnisation de la victime, publicité des faits). En cas d'accord, la transaction doit être validée par le procureur de la République

    • Une action en justice : si le Défenseur des droits a connaissance de faits de nature à constituer une infraction ou si l'auteur refuse la transaction, le Défenseur des droits saisit le procureur de la République

    Attention

    Attention

    la seule saisine du Défenseur des droits ne suspend pas les délais de prescription devant la justice. Le délai pour porter plainte reste limité à 6 ans.

    Porter plainte

    Vous pouvez porter plainte sur place ou par courrier dans un délai de 6 ans après les faits.

    Sur place

    Vous devez vous rendre dans un commissariat de police ou à la gendarmerie de votre choix.

    Commissariat ou Gendarmerie

    commissariat_police

    Les services de police ou de gendarmerie sont obligés d'enregistrer la plainte.

    La plainte est ensuite transmise au procureur de la République pour qu'il décide de la suite (enquête, classement sans suite...).

    Si vous ne connaissez pas l'auteur des faits, vous pouvez remplir une pré-plainte en ligne avant de vous déplacer.

    Vous obtiendrez alors un rendez-vous et les policiers ou gendarmes auront déjà les éléments de votre plainte à votre arrivée.

  • Pré-plainte en ligne - Téléservice
  • Par courrier

    Vous pouvez porter plainte directement auprès du procureur de la République. Il faut envoyer une lettre sur papier libre (particuliers) au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.

    La lettre doit préciser les éléments suivants :

    • État civil et coordonnées complètes (adresse et numéro de téléphone) du plaignant

    • Récit détaillé des faits, date et lieu de l'infraction

    • Nom de l'auteur supposé si vous le connaissez (sinon, la plainte sera déposé plainte contre X)

    • Noms et adresses des éventuels témoins de l'infraction

    • Description et l'estimation provisoire ou définitive du préjudice

    • Documents de preuve : certificats médicaux , arrêts de travail, factures diverses, constats ....

    • Volonté de se constituer partie civile

  • Porter plainte auprès du procureur de la République - Modèle de document
  • Tribunal judiciaire ou de proximité

    Vous pouvez envoyer votre plainte en lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre simple. Vous pouvez aussi déposer votre plainte directement à l'accueil du tribunal. Dans tous les cas, un récépissé vous sera remis dès que les services du procureur de la République auront enregistré votre plainte.

    Si la discrimination a été commise dans un cadre professionnel (refus d'une promotion, licenciement abusif, discrimination à l'embauche...), vous pouvez saisir :

    A noter

    À noter

    Une personne qui dénonce des discriminations, sans les subir pour autant elle-même, ne peut pas faire l'objet de sanctions professionnelles.

    Sanction

    Cas général

    L'auteur des faits risque une peine pouvant aller jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 € d'amende.

    Pour obtenir réparation du préjudice, vous pouvez en tant que victime vous constituer partie civile (particuliers).

    Discrimination dans une administration

    Si l'auteur est un agent public (dans une mairie, une préfecture, à Pôle emploi...) et a commis les faits dans le cadre de ses fonctions, les peines peuvent aller jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 € d'amende.

    Pour obtenir réparation du préjudice, vous pouvez en tant que victime vous constituer partie civile (particuliers).

    Pour en savoir plus

    Voir aussi...

    Références